Le SERV appelle à une approche intégrée pour renforcer la participation au marché du travail des femmes de première génération originaires de pays hors UE

Le 10 septembre 2026, la Commission Diversité du Conseil économique et social de Flandre (SERV) a publié un avis appelant à une approche intégrée pour renforcer la participation au marché du travail des femmes de première génération originaires de pays hors UE. L’avis souligne leur position comparativement vulnérable sur le marché du travail flamand et préconise des politiques visant à lever les obstacles dans différents domaines, tout en tenant compte de la diversité au sein de ce groupe.

En 2024, 229.050 femmes en âge de travailler nées en dehors de l’UE-27 vivaient en Flandre. Leur taux d’emploi est passé de 53,8 % en 2021 à 55,7 % en 2024, mais est resté inférieur à celui des hommes nés en dehors de l’UE (73,6 %) et des femmes nées en Belgique (76,4 %). Selon la Commission Diversité du SERV, leur position sur le marché du travail est déterminée par une combinaison de facteurs individuels, familiaux et sociaux, ainsi que par des facteurs institutionnels tels que l’accès à la garde d'enfants, la reconnaissance des qualifications obtenues à l’étranger, les barrières linguistiques et les discriminations. La commission préconise dès lors une approche politique combinant intégration et inclusion et s’attaquant aux obstacles dans différents domaines, en accordant une attention particulière à l’intersection entre le genre et l’origine.

L’avis souligne l’importance de l’éducation et de la formation pour améliorer l’accès à l’emploi et favoriser des parcours professionnels durables. Il appelle à renforcer le soutien aux jeunes filles qui migrent vers la Flandre à un âge précoce, notamment par l’éducation et l’accompagnement dans leurs choix d’études. Pour les femmes nouvellement arrivées en âge de travailler, le SERV recommande des parcours rapides et durables vers l’emploi. Pour les demandeuses de protection internationale, cela comprend l’accès au travail dès le premier jour de séjour légal, des informations sur l’emploi et la formation pendant la période d’accueil, ainsi que le rétablissement de leur droit de participer à un parcours d’intégration dès qu’elles deviennent éligibles au travail. Pour les nouvelles arrivantes participant au parcours d’intégration, la commission préconise une transition plus fluide vers le marché du travail grâce à une offre de cours de néerlandais flexible et adaptée, ainsi qu'une meilleure articulation des activités de participation et de mise en réseau avec leurs perspectives professionnelles, notamment au moyen du bénévolat et du mentorat. Elle recommande également une coopération plus étroite entre les services d’intégration et les services liés à l’emploi.

Le SERV appelle en outre à une intégration durable sur le marché du travail grâce à une mise en correspondance des femmes avec des emplois adaptés, à des possibilités d’évolution professionnelle et au soutien à l’entrepreneuriat. Il recommande également de former les conseillers en emploi et en intégration à identifier et à combattre les préjugés inconscients. La commission souligne par ailleurs l’importance d’une garde d’enfants accessible, abordable et suffisamment flexible pour soutenir les femmes qui combinent emploi ou formation et responsabilités familiales. Pour les femmes qui ne sont pas actives sur le marché du travail, elle recommande d’explorer de manière proactive leur intérêt potentiel pour l’emploi au moyen d’actions de proximité et d’un accompagnement adapté au niveau local. Enfin, le SERV appelle à un marché du travail plus inclusif, notamment par des mesures visant à lutter contre les discriminations et par l’amélioration du suivi et de la recherche sur l’intersection entre le genre et l’origine.

Pour plus d’informations, veuillez consulter le communiqué de presse du SERV et l’avis pour plus de détails (en néerlandais).

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