La Commission européenne propose un plan en cinq points pour renforcer les frontières extérieures de l’UE

La Commission européenne a proposé un plan en cinq points visant à renforcer la résilience et la sécurité des frontières extérieures de l’UE et à améliorer la préparation face aux arrivées massives soudaines. Le plan définit des actions à mener par la Commission, les États membres et les agences de l’UE dans le domaine de la justice et des affaires intérieures (JAI) dans cinq domaines : la coopération avec les pays partenaires, la gestion des frontières, le suivi et les systèmes d’alerte précoce, la lutte contre les réseaux de trafic de migrants et de traite des êtres humains, ainsi que les retours.

Les cinq domaines identifiés dans le plan sont les suivants :

  • Renforcer la coopération avec les pays partenaires pour prévenir la migration irrégulière : Le plan prévoit de renforcer la coopération avec les pays partenaires, en mettant l’accent sur les causes profondes de la migration irrégulière, la création de perspectives concrètes dans les pays d’origine et la promotion de voies de mobilité sûres et légales vers l’UE. Il prévoit également de renforcer la dimension de gestion des crises, notamment au moyen de mécanismes et de protocoles d’alerte précoce, d’une coopération plus étroite entre Frontex, Europol, Eurojust et les pays partenaires, ainsi que de la mise en place de centres de coordination EUROSUR avec les pays partenaires afin d’améliorer le partage d’informations et l’évaluation des risques liés aux situations en amont des frontières de l’UE.
     
  • Renforcer les frontières extérieures de l’UE : Si la protection des frontières extérieures de l’UE relève avant tout de la responsabilité des États membres, le plan prévoit un soutien accru de l’UE. Il prévoit notamment des travaux en vue de la mise en place d’un nouveau cadre européen de réponse aux situations d’urgence, le renforcement du mandat de Frontex, avec un corps permanent renforcé, des capacités de déploiement immédiat, un rôle accru dans les retours et une coopération plus étroite avec les pays partenaires, ainsi qu’un soutien ciblé pour les segments de frontière sensibles. Le mécanisme de protection civile de l’Union pourrait également être mobilisé à la demande des États membres.
     
  • Améliorer la surveillance, la connaissance de la situation et les systèmes d’alerte précoce : Le plan vise à renforcer la surveillance et le partage d’informations sur les évolutions susceptibles d’affecter les frontières extérieures de l’UE, tant sur le terrain qu’en ligne. Il prévoit notamment un recours plus systématique au système européen de surveillance des frontières (EUROSUR), un renforcement de la surveillance assurée par Frontex, notamment sur les réseaux sociaux, ainsi que des réponses plus rapides aux nouvelles tendances migratoires et à la désinformation grâce à des initiatives telles que les Global Alliance Rapid Response Initiatives (GARRI). Il prévoit également une coopération renforcée avec les plateformes en ligne, les autorités nationales et les pays partenaires, notamment dans le cadre de nouveaux dispositifs prévus par le règlement sur les services numériques (Digital Services Act) et des partenariats numériques.
     
  • Démanteler les réseaux de trafic de migrants et de traite des êtres humains : Le plan propose de renforcer les mesures juridiques, opérationnelles et financières visant à lutter contre ces réseaux, notamment au moyen du régime de sanctions proposé, de la directive « Facilitation » révisée et du nouveau mandat d’Europol. Il prévoit également une coopération plus étroite entre les services répressifs et les autorités judiciaires, y compris avec les pays situés le long des principales routes migratoires, ainsi qu’une coopération renforcée avec les plateformes en ligne, les institutions financières et les prestataires de services de paiement numérique afin de détecter et de perturber les activités et les flux financiers illicites.
     
  • Renforcer un cadre efficace en matière de retour et de réadmission : Le plan prévoit une coopération renforcée avec les pays tiers en matière de réadmission, parallèlement à un soutien à leurs capacités nationales en matière de retour et de réintégration. Il prévoit également un rôle accru de Frontex dans les opérations de retour et un recours plus large aux outils numériques dans les procédures de retour et de réadmission. Les États membres sont invités à mettre en œuvre le nouveau règlement « Retour » et la procédure de retour à la frontière, ainsi qu’à recourir davantage au soutien existant de Frontex, notamment dans les domaines du retour, de la réadmission et de la réintégration.

Le plan en cinq points sera présenté aux États membres lors du Conseil « Justice et affaires intérieures » des 1er et 2 octobre 2026. La Commission envisage une mise en œuvre coordonnée par les États membres, les agences de l’UE dans le domaine de la justice et des affaires intérieures et la Commission.

Pour plus d’informations, voir le communiqué de presse de la Commission européenne. Le détail complet des mesures prévues dans le plan en cinq points figure dans le document joint ci-dessous.