L’OIM recense près de 8.000 morts ou disparitions de migrants dans le monde en 2025
Sur la base des données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 7.900 décès ou disparitions ont été enregistrés sur les routes migratoires dans le monde en 2025. À titre de comparaison, environ 9.200 cas avaient été recensés en 2024. Ces chiffres portent le total cumulé à plus de 80.000 décès ou disparitions depuis 2014, année du lancement du projet "Missing Migrants".
En 2025, les données indiquent qu’au moins 7.900 décès ou disparitions ont été documentés au niveau mondial sur les routes migratoires. Ce total comprend au moins 3.371 hommes, 683 femmes et 368 enfants. Selon l’OIM, ces chiffres reposent sur des cas signalés et peuvent être influencés par des différences de disponibilité des données selon les régions et les routes. L’organisation précise également qu’une partie des cas n’a pas pu être classée selon l’âge ou le sexe en raison d’informations manquantes.
Les données indiquent que 3.400 décès et disparitions ont été enregistrés sur les routes maritimes vers l’Europe en 2025, soit 43 % du total mondial. Parmi ceux-ci, 1.330 ont été recensés en Méditerranée centrale, et plus de 1.200 sur la route Afrique de l’Ouest–Atlantique vers les îles Canaries. Les données font également état d’au moins 1.500 personnes disparues en mer sur ces routes, sans vérification possible, ces cas n’étant pas inclus dans les totaux confirmés en raison d’informations insuffisantes.
Dans les autres régions, les données montrent des variations selon les routes. En Asie, l’OIM recense plus de 3.300 décès en 2025, dont au moins 1.323 ressortissants afghans et près de 900 personnes rohingyas enregistrées lors de traversées maritimes dans le golfe du Bengale et la mer d’Andaman. Les données incluent également des décès enregistrés sur les routes reliant la Corne de l’Afrique à la péninsule arabique, notamment lors de traversées vers le Yémen et l’Arabie saoudite. Dans les Amériques, les décès enregistrés ont diminué par rapport à 2024. L’OIM attribue les variations observées entre les régions à l’évolution des routes migratoires, aux conditions de collecte des données et à la disponibilité des informations, y compris certaines limites dans la documentation des incidents dans plusieurs zones.
Pour plus de détails, veuillez consulter ce communiqué de presse de l’OIM ainsi que le rapport annuel du projet "Missing Migrants".